(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Catalogue des tableaux modernes ... pastels, aquarelles, dessins ... collection C. Coquelin"

'mmm. 



V MV.i 







t ''•■'.. ■ ■■■'» 



^^^■^^V\V.KV^;•^V.■^C^ 


\NN^^^-v^^»Ci 






mm. 

VV-.'v '♦'-•^' * '. 


' ^ ""^S-' \ 





H: ♦• • 






^;i?^ 



:=:^=^?^ 




^^*.w'- 



W:^:mm 



^ ,.■ ; \^^//! 






sx'^ 









f^" 



?i V 






LIBRARY OF THE 

John G. Johnson Collection 

CITY OF PHILADELPHIA 



^<^/V 



^*^> 



5S'-^-M Ai--*''''' 




(,^l4./*'"T^ 






,.V'»> 



>^A>;à: 






^■^ 






■-n» ." ^ 



.^II^ 



'';^;^« 



>-.■ ; 



COLLECTIOK 



C. COQ_UELIN 



CONDITIONS DE LA VENTE 



Elle sera faite au comptant. 

Les acquéreurs payeront dix pour cent en sus des enchères. 



Paris.— Imp. (joorges Petit, 12, rue Godot-de-Mauroi. — i66io-o(). 



CATALOGUE 



Di;s 



TABLEAUX 



MODERNES 



BASTIEN-I.KPAGE, BE RN E- BELLE C OU R , BOLDINI, BONVIN 

BOUDIN, CAZIN, COROT, DAGNAN-BOUVERET 

DE LAS ALLE, DIAZ, F A N T I N- L ATOU R , PRIANT, GIRARDOT, HELLEU 

LEBOURG, LE SIDANER, LUIGI-LOIR, MUENIER, ROLL 

PH. ROUSSEAU, ALMA-TADEMA, THAULOW, ETC. 

PASTELS, AQUARELLES, DESSINS 

PAR 

A. BESNARD, CAZIN, BÉTHUNE, DETAILLE, FORAIN 
LÉVY-DHURMER, M AD. LEMAIRE, RENOUARD, THAULOW, ETC. 

Composant la 

Collection C. COQUELIN 

ET DONT LA VENTE AURA LIEU A PARIS 

GALERIE GEORGES PETIT 

8, RUE DE SÈZE, 8 

Le Samedi 9 Juin 1906, à 2 heures 



GOMMISSAIRE-PRISEUR 



M'^ PAUL CHEVALLIER 

lo, rue Grange-Batelière, lo 



EXPERT 



M. GEORGES PETIT 

12, rue Godot-de-Mauroi, 12 



EXPOSITIONS 

Particulière : Le Jeudi 7 Juin igo6, de i heure 1I2 à 6 heures 
Publique : Le Vendredi 8 Juin igo6, de i heure 1/2 à 6 heures 



Digitized by the Internet Archive 

in 2013 



http://archive.org/details/cataloguedestabl00gale_1 



Tableaux Modernes 



BASTIEN-LEPAGE 



N» I 



Orage sur la plaine. 



/02-Q 



Un chemin qui serpente à travers la plaine ; et, au-dessus 
du sol, un ciel obscurci dont les nuages versent des trombes d'eau. 
Sur le chemin, un chemineau s'avance à grands pas. 

Signé à gauche, en bas : 3 . Bastien-Lepage, Damvillers. 

Toile. Haut., 58 cent.; larg., 80 cent. 



BERNE-BELLECOUR 



N° 2 



Ail bastion. 



/i) 



Signé à gauche, en bas : E. Benie-Bellecour, j2. 



Panneau. Haut., 27 cent. 1/2; larg., 18 cent. 1/2. 



COLLECTION C. COjQUELIN 



BOLDINI 

Signé à gauche, vers le bas : Boldini. 

Panneau. Haut., 42 cent.; larg., 33 cent. 



BONVIN 

N° 4 

La Vieille servante. 

Elle est assise, un gros livre ouvert sur les genoux. Elle est 
vêtue de noir, et porte un tablier bleu à bavette. Près d'elle, sur une 
table, dans une corbeille, des bas bleus et de la laine à repriser. 
A droite, un seau de cuivre. Elle tient ses besicles de la main 
droite. 

Signé à droite, en bas : F. Bonvin, 1884. 

Tolie. Haut., 45 cent.; larg., 3i cent. 1/2. 



TABLEAUX MODERNKS 



BONVIN 

Les Enfants de chœur. 

C'est pendant le prêche. Près du lutrin, sur le pupitre duquel 
est ouvert un antiphonaire in-folio, les enfants de chœur, vêtus 
de rouge, sont assis. Ils sont cinq. Les deux premiers se laissent 
aller à un sommeil bienfaisant. Le troisième, tournant la tête de 
face, regarde le public. Les deux autres, les yeux en dessous, 
causent à voix basse en se dissimulant. 

Signé à gauche, en bas : i856, F. Bonpin, avec cette dédicace : 
A mon ami Gil-Pere{. 

Toile. Haut., 27 cent.; larg., 35 cent. 



COLLECTION C. COQUELIN 



BONVIN 

N° 6 

L'Ecole. 

La religieuse est à sa chaire, couverte d'un tapis rouge. 
Autour de la classe, les fillettes, en robe brune et bonnet noir, 
sont assises sur les banquettes basses et tiennent un livre ouvert 
sur leurs genoux. Au milieu de la classe, une des élèves est debout 
devant la chaire. 

Signé à droite, en bas : F. Bonvin, i8j5. 

Panneau. Haut., 23 cent. ; larg., 32 cent. 



BOUDIN 

N° 7 

Le Havre. 



11^ 



Signé à droite, en bas : E. Boudin, §4. 

Panneau. Haut., 40 cent.; larg., 32 cent. 










\ 



TABLEAUX MODERNES 



BOUDIN 

N° 8 

Le Port d'Anvers (Tête de Flandre), sVOCf 

L'embouchure de TEscaut, large, avec des milliers de petites 
\agues à la crête brodée d'une mince écume. Les steamers, les 
paquebots, les sloops de pêche et les barques s'agitent à sa surface, 
glissent, se croisent, les voiles gonflées de vent, les cheminées 
refoulant d'épais nuages de fumée. A droite, au fond, près des 
quais, toute une flotte est amarrée. Au haut des mats, des 
pavois agitent leurs flammes bariolées. Au-devant du ciel bleu, 
des nuages s'envolent, gris et blancs, en un tohu-bohu tragique, 
où l'œil d'un observateur se plaît à découvrir des formes inces- 
samment variées. 

Signé à droite, en bas : E. Boudin, jô, Anvers. 

Toile. Haui., 69 cent.; larg., 98 cent. 



10 COLLECTION C. COQUELIN 



CAZIN 



Depuis l'heure tragique de la mort du grand artiste, en ce 
coin de Lavaudou où il s'en était allé chercher le calme et le 
recueillement, on n'avait pas vu passer en vente des œuvres si 
importantes de lui. Et voici que l'admirable série de tableaux 
réunis par un des amateurs qui surent, dès le début, admirer le 
génie du maître, nous fournit l'occasion d'étudier sommaire- 
ment ce que fut son idéal, ce que fut son mode d'interprétation 
de la nature. 

On a prononcé, à tort, à mon sens, des noms de peintres à 
côté du sien : tout essai de comparaison, de rapprochement, me 
semble vain ;Cazin était lui-même, avec une extraordinaire inten- 
sité de personnalité ; sa matière, sa manière, ses préparations, 
qui sont souvent des chefs-d'œuvre, lui appartiennent en propre 
et révèlent l'admirable sûreté de son art. Quant à son inspiration, 
je ne crois pas qu'un artiste, si ce n'est Corot, l'ait suivie avec 
plus de fidélité, plus d'unité, et ne l'ait développée plus magni- 
fiquement, sans arrêt, sans stagnation, avec une volonté plus 
manifeste de s'élever toujours. Il a aimé les aubes et les crépus- 
cules, les petites chaumières dominant les falaises, les plaines, 
les landes, les plages abritées, où la vague déferle sans fracas; il 
n'a pas été le narrateur claironnant du bruit ; il est l'apôtre de la 
mélodie ; il s'émeut devant les ciels où le soleil ne transparaît 
qu'à travers l'ouate des nuées, où la lune, dans une lumière atté- 
nuée, dessine son petit croissant aux reflets argentés ; il s'émeut 
devant le mur au crépi rude, percé d'une fenêtre éclairée, 
qui semble un œil de feu dans le soir qui tombe ; autour, c'est 
le grand silence ; parfois, un grillon vibre parmi les meules ; 
très loin, très loin, un chien aboie, dont le vent apporte la voix 
presque imperceptible ; mais il y a, dans ce sommeil des choses, 
et sur ce sommeil, une flamme qui veille, la petite lampe dont le 



TABLEAUX MODERNES ii 

vacillemcnt rouge met un regard fauve derrière les vitres. Va 
c'est une mélancolie poignante dans cette nature, dont le peintre 
a tout compris, tout noté, parce qu'il s'y est attendri, parce qu'il 
a comparé les minutes de la vie humaine aux minutes de la vie 
éternelle, qui se recommencent pendant des siècles et des siècles, 
sans les artifices mensongers des .villes. O les campagnes de 
Cazin ? O les heures douces de repos et de recueillement qu'il a 
inscrites dans son œuvre ! O ces poèmes de couleurs, qui chantent 
aux yeux de tout leur euchromatisme exactement observé, qui 
chantent au cœur de toute leur émotivité vécue ! 

Avec sa sensibilité si mobile, Cazin, lorsqu'il prenait la figure 
humaine, devait chercher celle qui s'harmoniserait le mieux avec 
le mode de son paysage : il prit les figures de l'Ancien et du 
Nouveau Testament ; — telle la Vierge dans la Fuite en Egypte, 
plus loin décrite, — il y trouvait les types généralisés des vicissi- 
tudes terrestres ; c'étaient les humbles qu'il savait replacer dans 
le cadre de leur géhenne éternelle, de leur éternelle angoisse. Il 
ne s'est pas embarrassé d'un effort archéologique : hommes, il les 
a demandés à l'humanité, non à l'histoire, et il nous les montre 
vrais, vivants, pleins des passions qui les ont agités, qui les 
agitent toujours dans les livres sacrés, et qui en font des acteurs 
actuels incessamment dans la bible de l'humanité. Qu'importent 
les noms ? A travers les âges, ils sont toujours les mêmes, hau- 
tainement esclaves des servitudes d'ici-bas ; et ce sont eux, ainsi 
compris, que Cazin, penseur profond, a réintégrés, — je ne dis 
pas ressuscites — dans l'ambiance où ils n'avaient cessé de vivre. 
Au point de vue de la technique même, Cazin ne s'impose pas à 
notre admiration seulement par ses tableaux, mais aussi par ses 
préparations de tableaux et par ses dessins, où se révèle une étude 
à la fois savante et libre, toujours forte et originale. 

Il faut les regarder attentivement, ces œuvres de Cazin, si 
bien choisies, tableaux, préparations et dessins dont quelques-uns 
sont vraiment des chefs-d'œuvre ; on sent, à l'impression vibrante 
qu'ils provoquent, pourquoi Cazin est bien de ceux qui, dans le 
dernier quart du xix*' siècle, ont le mieux mérité de l'art français. 



12 COLLECTION C. COQUELIN 



CAZIN 

N° 9 

Château-Rouge , 

A la lisière d'un bois, le long de la route, on a amené les 
troncs d'arbres abattus, déjà débités en bille. Sur la route, à droite, 
une paysanne s'éloigne, poussant une brouette. Son profil se 
dessine sous un petit bonnet blanc, et le gris passé de son caraco 
tranche sur le ton de sa jupe brune. A gauche, le Château-Rouge, 
l'humble construction peinte en blanc et rouge, sous sa coiffure de 
tuiles, et accolée à une masure aux crépis fouettés par les averses. 
Plus loin, vers la droite, une bicoque en briques et torchis, autour 
de laquelle s'élèvent de grands arbres aux panaches balancés, et, 
plus loin encore, les futaies et les arbres du bois. Au premier plan, 
à gauche, près des troncs qu'on a roulés sur les herbes folles, du 
côté de la route, un charpentier est à sa besogne, tandis que, 
grimpé sur une échelle, accroché au faîte du toit, un couvreur 
remet de l'ordre dans les tuiles disjointes. Le ciel est encore 
embrumé, mais on devine, au pâle rayon de soleil qui caresse le 
mur, que l'azur va bientôt paraître. Les nuées flottent encore 
pour permettre simplement à la lune de disparaître dans le jour 
qui monte. 

Signé à gauche, en bas : J .-C. Caiin. 

Toile. Haut., i m. 07 ; larg., i m. 25. 



//(hn^ 



"0 




t 



r» 

^ 




TABLEAUX MODERNES l3 



CAZIN 

N° 10 ^ V 

ha Fuite en Egypte. 

Un sol mouvementé : des herbes rudes et, dans le fond, des 
collines aux flancs desquelles des sentiers sont tracés. A droite, 
la Vierge, portant TEnfant Jésus, laisse aller son âne qui broute : 
elle est vêtue d'une limousine brune, qui tombe sur le tapis rouge 
foncé de la selle. Plus loin, saint Joseph, sa besace sur le dos et 
peinant de la longue marche épuisante. La Vierge est vue de dos, 
la tête tournée de profil à gauche. Autour des trois figures, Tau- 
réole symbolique dessine son disque d'or. Le ciel est gris, quel- 
c[ues oiseaux le ponctuent de leur vol rapide. Il y a dans cette 
œuvre ce grand sentiment d'humanité que Cazin fait s'épanouir en 
ses pages bibliques. Ce ne sont plus des personnages qui passent. 
C'est la géhenne dici-bas qui poursuit sa marche à travers les 
siècles 

Signé à gauche, en bas : J.-C. Ca\in, iSjj. 

Toile. Haut., 98 cent.; larg., i m. 3o. 



14 COLLECTION C. COQUELIN 



CAZIN 

N° 1 1 

Route Louis XV, 



i^^r^ 



A gauche, la route qui s'étend en suivant les vallonnements 
du sol. Elle est bordée, à gauche par la forêt, à droite par des 
champs en remblais, le long desquels s'alignent de grands arbres. 
Dans les premiers plans, à Tendroit où un chemin coupe la route, 
un homme s'avance, foulant de son pied lourd et las les herbes 
rares. Il est vêtu d'un pantalon brun et d'une vieille jaquette grise. 
Il est coiffé d'une casquette et porte sous le coude gauche, sus- 
pendue par une courroie à l'épaule, un boîte d'outils. C'est le 
chemineau qui s'en va de hameau en hameau, cherchant, pour 
des heures de travail incertaines, les ressources de sa misère 
certaine. A gauche, dans le ciel ennuagé, s'allume le croissant de 
la lune. A droite, au-dessus de l'horizon où s'indiquent des massifs 
d'arbres, les dernières lueurs du soleil couché dessinent dans les 
nuées sombres de chaudes clartés. 

Signé à gauche, en bas : J.-C Ca\in. 

Toile. Haut., gS cent.; larg., 97 cent. 



L avili 




J>-f/r:<fr/f <-/ /////^ (^tvy///*V / 



2 /jf^/ey <~2^c^ ///.) A 'J' 



4 




^ 



V 

^ 







y 



s. 



/N 









TABLEAUX MODERNES i5 



CAZIN 



N° 12 

Le Zuider:^ée en Hollande. 



^ Z. <rv 



Au premier plan, un chemin tracé dans Therbe rude et bordé 
par une rangée de briques ; puis de Teau, de Teau transparente 
et limpide, qui s'étend jusqu'à l'horizon en nappe frissonnante. 
Trois barques à voiles y é^■()lucnt sous im ciel mouvementé où 
s'allument des clartés fauves. A droite, sur la rive opposée, un 
sol herbeux dessinant un coude, et à la surface plate duquel, 
parmi des massifs d'arbres, sont construites des maisonnettes 
coiffées de tuiles rouges. Leurs reflets se mêlent aux reflets du 
ciel et semblent s'enfoncer dans l'eau. 

Signé à gauche, en bas : J.-C. Ca\in. 

Toile. Haut., 55 cent. 1/2 ; larg., 4G cent. 



CAZIN 

N° i3 

L,e Soir sur la falaise. 



yicv 



Le soir descend : seules les parties hautes du ciel demeurent 
éclairées. Au-dessus de l'horizon, qui semble plonger dans la mer 
bleue, de grands nuages passent. Au premier plan, dominant la 
falaise et blotties dans un déblai de sol aux roches vêtues de 
mousses, les maisonnettes apparaissent basses sous leurs toitures 
de tuiles brunes. Nul être vivant n'apparaît. Le silence et le 
recueillement partout. Seul le vent qui passe doit gémir, le vent 
qui balance au loin, sur la mer, une barque à voiles apparue 
comme un oiseau de nuit. 

Signé à droite, en bas : J.-C. Caiin. 

Toile. Haut., 41 cent.; larg., 32 cent. 1/2. 



I 



i6 



COLLECTION C. COQUELIN 



CAZIN 



N° 14 

Au delà de Zaandam, 



1^ 



l(/J 



Une plaine qui s'étend au loin, et au-dessus de laquelle plane 
un vaste ciel tout agité de nuées grises et rosées. Les premiers 
plans sont traversés par une rivière, au bord de laquelle une 
vache noire est en train de se désaltérer. A droite, un bouquet 
d'arbres est planté au bord de l'eau. Vers la gauche, des moulins 
se dressent, ayant à leur base des maisonnettes coiffées de tuiles 
rouges. Entre les deux moulins les plus rapprochés, une ligne de 
lumière blonde rampe sur le sol aux herbes fauchées. 

Signé à gauche, en bas : J.-C. Ca{m. 

Toile. Haut., 60 cent.; larg., 73 cent. 



4 




à 



TABLEAUX MODERNES 17 



CAZIN 

N" i5 

L'Abreuvoir. 



5 ^/^^ 



C'est vers la fin du jour : le soleil disparu embrase de 
reflets roses les nuées qui s'envolent au devant du ciel clair, et 
sur les murs des maisonnettes alignées au bord de la route, 
quelques rayons glissent encore. Au premier plan, à gauche, 
l'abreuvoir otfre son miroir profond aux jeux de deux canards. 
A l'extrémité, un ouvrage d'art en pierres et ciment s'arrondit en 
demi-cercle, et les gens du pays y viennent prendre le frais. 
A droite, un chemineau est assis sur un garde-fou de pierre, au 
pied duquel descend une rampe. Au fond, passe la route, bordée, 
d'un côté, par les petites maisons aux toitures de tuiles rouges ou 
brunes et, de l'autre, par un mur, au-dessus duquel s'élancent les 
frondaisons d'un arbre. A droite, au fond, une porte de ferme, 
ouverte. 

Signé à droite, en bas : J.-C. Ca\in. 

Toile. Haut., 80 cent.; larg., i mètre. 



COLLECTION C. COQUELIN 



CAZIN 

N° i6 ^1 

Mont SaiTit-Frietix, près d'Equihen, 



^ 



Au premier plan, entre de grandes herbes, une mare vers 
laquelle descend un terrain en pente douce, puis un talus ver- 
doyant au-dessus duquel serpente un sentier qui s'en va tournant 
vers la droite. Au fond, sous un ciel où de grands nuages trans- 
parents sont balayés par le vent, le terrain dessine des monticules 
au sol parfois chauve de verdure. A droite, à Tendroit où le 
sentier tourne, une route passe, bordée de chaque côté de grands 
arbres aux frondaisons déjà brûlées par le soleil d'été. 

C'est le calme, c'est le recueillement de la nature heureuse, 
épanouie; seuls, vivants et agités dans cette harmonie claire, des 
oiseaux traversent le ciel. 

Signé à gauche, en bas .• J .-C. Caiin. 

Toile. Haut., G6 cent. 1/2; larg., 80 cent. 1/2. 










-^- 



C^.X'., 




1 




/ r/ ?// r </ ^^ ■>///' /</ /r^/^y/i 



Jc^ 



L c\ ^ l II 




Z'f-ffr^^//' r'f/nt/? Crtfiv/t:^ /'r///^ 






'te^ 



TABLEAUX MODERNES 19 



CAZIN 

N° 17 

Vieille tour espagnole en Flandre, . / c^-^^ 

Nuit d'été, nuit étoilée, avec de grands nuages qui fuient 
rapides dans Tinfini. Au fond, les maisons construites au bord de 
Teau et dans Teau, qui occupe les premiers plans, de profonds 
reflets frissonnants. Vers la droite, des fenêtres sont éclairées. 
Plus à droite encore, une petite lumière brille derrière un 
carreau. 

Une grande lumière lunaire illumine, dans cette ombre, une 
antique construction en forme de tour. 

Signé à gauche, en bas : J.-C. Ca\in. 

Toile. Haut., 38 cent.; larg., 46 cent. 



CAZIN 

N" 18 

Le Hameau sur la falaise, 

A droite, émergeant du creux de la falaise, les toitures des 
maisons du hameau. A gauche, le sol herbeux, et, à Thorizon, 
sous le ciel largement ennuagé et marqué d'une lueur de feu, la 
mer, la mer immense, sur le flot de laquelle se balancent 
quelques barques de pêcheurs. 

Signé à gauche, en bas : J.-C. Ca{in. 

Toile. Haut., 33 cent.; larg., 41 cent. 



20 COLLECTION C. COQUELIN 



CAZIN 

N» 19 

Zaandam. 



I 



^1^ 



Au premier plan, à gauche, Teau coule claire, transparente, 
pleine des reflets du ciel et du sol ; à droite, de l'autre côté d'une 
cabane de pêcheurs, un bois s'avance jusqu'au bord de l'eau. Les 
arbres ont des frondaisons légères, dont l'harmonie chante sous 
un ciel embrasé par les feux du soleil couchant. Plus loin que le 
bois, en suivant la rive, et dominant les toitures de tuiles rouges 
de quelques maisonnettes, un moulin se dresse. 

Signé à gauche, en bas : J.-C. Ca-in. 

Toile. Haut., 5o cent. ; larg., 60 cent. 




^; 



TABLEAUX MODERNES 21 



CAZIN 

N° 20 

La Lecture, 



/)^ 



A la porte de la chaumière, une jeune femme s'est assise sur 
le sol et, se servant d'un revers de talus en guise de pupitre, elle 
lit. Autour d'elle, des arbres et des herbes fleuries. 

Signé à gauche, en bas : J.-C. Caiin. 

Toile. Haut., 3G cent. ; larg., 27 cent. 1/2. 



CAZIN 

N° 21 

Venise. 

Un coin de canal, le soir. La lune, qui allume son croissant 
dans le ciel assombri, promène des reflets pâles sur le mur d'un 
palais et à la surface de l'eau. A gauche, le long du palais, les 
pilotis d'amarre des gondoles. Quelques lanternes bariolées 
indiquent sur le canal des promenades de plaisance, tandis qu'au 
fond, dans la pénombre, l'autre rive du canal aligne ses con- 
structions. 

Signé à droite, en bas : J.-C. Caiin. 

Toile. Haut., 46 cent.; larg., 36 cent. 1/2. 



22 COLLECTION C. COQUELIN 




CAZIN 

N° 22 

Une Ferme aux environs d'Anvers. 



Au premier plan, un carré de choux, où des paysannes sont 
au IravaiL Vers la droite, un champ où le faucheur a passé et 
sur le sol duquel on a dressé et aligné des dizeaux. Au fond, 
blotties parmi les arbres, dont les panaches se balancent sous le 
ciel clair, les fermes, diversement orientées, apparaissent coiffées 
de tuiles rouges ou brunes. Un dernier rayon de soleil vient 
ramper sur le sol, sur les toits et sur les frondaisons, tandis que 
dans la nuée transparente la lune dessine son croissant argenté. 

Signé à droite, en bas : J.-C. Ca{in. 

Toile. Haut., 36 cenl.; larg., 56 cent. 



CAZIN 

N» 23 
Soleil couché à Equihen, 

Du haut de la falaise, dont le versant s'enveloppe d'ombres, 
on aperçoit, au loin, la mer calme, à la surface de laquelle se 
balancent quelques barques à voiles. Au-dessus de Thorizon, plus 
haut qu'un large ruban de nuages sombres, le ciel apparaît tout 
illuminé des tardives lueurs du soleil disparu. 

Signé à droite, en bas : C. Ca\in. 

Toile. Haut., 45 cent.; larg., 55 cent. 



TABLEAUX MODERNES 2? 



CAZIN 

N° 24 

Le Nuage, 

Le sol vallonné est hérisse de hautes herbes battues par le 
vent. Au fond, à droite, on aperçoit la vallée boisée. Puis, au- 
devant du ciel clair, ce sont d'immenses nuées blanches et fauves 
qui roulent, laissant à découvert, vers la gauche, un pan d'azur. 

Signé à droite, en bas : J.-C. Ca{in. 

Toile. Haut., 28 cent.; larg., 27 cent. 1/2. 

CAZIN 

N" 25 

Le Soir. 

Les collines entourent un étang où vont se désaltérer les 
vaches. Au-dessus descollines, le ciel bleu plane derrière les trans- 
parences blondes et rousses de nuées, tandis que la lune émerge, 
disque d'argent, de blancheurs agitées. 

Signé à gauche, en bas : J.-C. Caiin. 

Toile. Haut., 17 cent.; larg., 22 cent. 

CAZIN 

N° 26 

Hameau au bord de la mer, ^ 

A droite, dominant la falaise, les maisons du hameau. A 
gauche, la mer qui s'étend jusqu'à Thorizon et balance une barque 
à voiles ; le ciel est gris avec de larges traînées fauves. 

Signé à droite, en bas : J.-C. Ca^in. 

Panneau. Haut., 22 cent.; larg., 32 cent. 



24 COLLECTION C. COQUELIN 



CAZIN 

La Plaine d'Arboîine. 

Les champs labourés, puis des plants de choux. Au premier 
plan, à droite, une paysanne suit le bord du sillon. Plus loin, 
vers la gauche, travaillant dans le plant des choux, une autre 
paysanne, le corps plié en deux. Plus loin encore, une meule. A 
droite, au fond, une meule sur un rideau de bois. Et au-dessus de 
cette plaine, un ciel immense, au-devant duquel les nuages jouent 
leur plus belle féerie. 

Signé à gauche, en bas : J.-C. Ca{i'ji. 

Panneau. Haut., 32 cent.; larg., 40 cent. 



CAZIN 

N" 28 

La Route, 

A gauche, derrière un massif d'arbres, les maisons d une 
ferme en bordure de la route qui tourne. Au premier plan, la 
route où le passage des fardiers a creusé des sillons. A droite, 
d'autres arbres encadrant d'autres maisons. Dans le ciel où 
planent de claires nuées, une étoile allume son clou d'or. 

Signé à gauche, en bas : J.-C. Ca{in, iSgg. 

Préparation pour un tableau. 

Toile. Haut., -jZ cent.; larg., 90 cent. 



TABLEAUX MO.DliRNliS 25 



COROT 

N° 29 

Le Temple de la Sibylle, à Rome, 

Sur le ciel clair où courent de légers nuages blancs, le temple 
de la Sibylle dresse son architecture élégante. Au fond, on aper- 
çoit, à droite, un massif de verdure ; à gauche, le clocher carré 
d'une église. 

Signé à gauche, en bas : Corot, i836. 

Toile. Haut., Sy cent.; larg., 26 cenl. 



CONDER 

N° 3o 

Lac d'Ecosse, 



Signé à droite, en bas : Couder, i8gg. 

Toile. Haut., 64 cent.; larg., yS cent. 



26 COLLECTION C. COQUELIN 



DAGNAN-BOUVERET 



Les œuvres de Dagnan-Bouveret qui sont plus loin catalo- 
guées offrent à l'attention des connaisseurs une des faces les plus 
séduisantes du talent du maître. Ses grandes toiles : la Vierge, 
les Disciples à Emmalis, la Cène, le Départ des conscrits, et tant 
d'autres, ont montré le peintre dans sa recherche de composition 
et dans son souci d'exprimer complètement des idées complexes. 
Dans ses portraits, qui contribuèrent si justement à établir sa 
réputation, il s'est acquitté, en coloriste distingué et en psycho- 
logue, de cette rude besogne qu'est la représentation de contem- 
porains, qui ne pratiquent pas toujours le « Connais-toi toi-même » 
du philosophe grec, et imaginent d'eux des images de légende 
contre lesquels la conscience d'un artiste se voit obligée de 
combattre avec tact et courtoisie. 

Mais dans ses petits tableaux, dans les morceaux d'art qu'il 
a exécutés au hasard de l'inspiration, en pleine liberté de pensée 
et en pleine joie de peindre, il y a une émotion de plus. Ces 
œuvres-là nous permettent de mieux comprendre l'art robuste 
et sain de M. Dagnan-Bouveret. Ses simples figures des champs 
nous apparaissent dans leur grâce naturelle, sous l'air qui vibre, 
avec cette vérité, affranchie de toute complication, qui est si près 
de la simplicité religieuse des évocations bibliques. Leur geste 
humain, qui n'a plus pour mission que de traduire la vie 
humaine, avec ce que la nature y a mis de beauté, nous arrête 
et nous amène à les contempler ; plus de symbole qui nous 
incline à la méditation et nous contraigne à un effort d'analyse, 
pour en avoir la compréhension essentielle; plus d'éléments 
sociaux, qui nous empêchent de séparer complètement la tâche 
de l'art du modèle qui s'est imposé à son interprétation ; 



TABLEAUX MODERNES 27 

nous sommes introduits dans rintimitc d'une âme qui observe, 
qui écoute sa sensibilité, d'un tempérament qui se livre, d'une 
vision qui se plaît à de claires transpositions de tons et de valeurs, 
et nous sommes heureux des mêmes joies que connut l'artiste, 
alors qu'il concevait et exécutait ces morceaux d'anthologie, 
sortes de préludes à de plus amples symphonies. 



28 COLLECTION C. COQUELIN 



DAGNAN-BOUVERET 

A la fontaine. 

Au bas de la maison, la fontaine dresse sa stèle de pierre et 
son auge. Sous le robinet, une jeune fille a placé sa cruche en 
terre vernissée verte et elle cause avec des femmes, Tune assise, 
deux autres debout, qui attendent leur tour de prendre de 
Teau. Elles sont vêtues d'un costume pittoresque : tablier à 
bavette, corsage noir, guimpe et coiffe blanches. A droite, au bas 
d'un escalier, une vieille femme est assise, le menton dans la 
main gauche, la main droite aux doigts ankylosés abandonnée 
sur le genou ; près d'elle, elle a posé son bâton. Et tandis qu'au 
bruit de la fontaine elle entend se mêler le babillage espiègle des 

filles, elle réfléchit, elle songe, elle se souvient Au haut de 

Tescalier, par une porte entrouverte, un chat tacheté de blanc 
vient flairer le vent. A gauche, en haut, sur le rebord dune 
fenêtre, un pot de fleurs attend le prochain rayon du soleil. 
Derrière les figures, le mur se dresse, torchis et pierre aux fis- 
sures duquel se sont accrochées des mousses parasites. 

Signé à gauche, en bas : P.-A.-I. Dagnan-B., igo3. 

Toile. Haut., 59 cent.; larg., 45 cent. 



C '. « \ . > i U V I V - . ', \ M I \ 



.i'U 




t,.-- X '<^ ' ■'f ///f////f 



i. 0>\ >iin 11 . ',">,>ii i','\.'U 




0^- / 



TABLEAUX MODERNES 29 



DAGNAN-BOUVERET 



Bretonne. 



Elle est vue presque de face, debout jusqu'à mi-Jamhes. 
Elle est adossée à une haie. Son bras droit pend naturellement ; 
le bras gauche est ployé sur la haie et la main tient une branche 
de genêt. Elle est vêtue d'un tablier à rayures blanches et à 
bavette sur son corsage noir, d'une guimpe blanche et d'une 
coilfe de même couleur. Derrière elle, de l'autre côté de la haie, 
on aperçoit un champ traversé par une rivière, puis, à Thorizon, 
une colline sous un ciel gris. 

Signé à droite, vers le bas : P.-A.-I. Dagnan-B.^ i8g3. 

Ce tableau a été gravé par Ch. Waltner. 

Toile. Haut., 65 cent.; larg., 47 cent. 



3o COLLECTION C. COQUELIN 



DAGNAN-BOUVERET 



N° 33 ^ ,J 

La G ar dense de vache. 



/9 



Dans un pré aux herbes vertes, qui s'étend jusqu'à Thorizon, 
sous un ciel gris, une paysanne, vêtue d\m jupon brun et pro- 
tégeant sa tête sous les plis de sa jupe bleu foncé relevée, où 
elle s'encapuchonne à Taide de la main gauche, tient de la main 
droite la longe de sa vache grise qui broute : la bête renifle de 
son museau Therbe mouillée et se bat les flancs de sa queue. 

Signé à droite, en bas : P.-A.-I. Dagnan-B., Demoy. 

Toile. Haut., 96 cent.; larg., 91 cent. 



'. » X 1 1 I l i \ I I . '. ' i M I l ' i • i i • 




't/t^Ud' tUjii/i/J. i^uOii/ti~) J'ctit 



r/ r/ r / '^ < / r //. )< r/r /r/f///' 



TABLEAUX MODERNES 3i 



DAGNAN-BOUVERET 

Une Rue à Alger. f fri 

Signe à gauche, en bas : /. Dagnan-B. 
Date à droite, en bas : Alger, 18S8. 

Toile. Haut., 41 cent.; larg., 2G cent. 



DELASALLE 



N" 35 

Les Vieilles maisons au bord du canal, 
à Rotterdam. 

Signé à gauche, en bas : H. Deîasalle. 

Panneau. Haut., 19 cent., larg., 26 cent. 



32 COLLECTION C. COQUELIN 



DELASALLE 



N° 36 

La Seine à Paris, / ^ r 



Toile. Haut., 54 cent. ; larg., 80 cent. 



DELASALLE 



N° 37 

Lever de lune. 



Toile. Haut., 60 cent.; larg., 85 cent. 



DELASALLE 



N° 38 

Bords de canal (Amsterdam). 

Signé à gauche, en bas : A. Delasalle. 

Panneau. Haut., 24 cent. 1/2; larg., 3o cent. 1/2 




-^à <^ ///r^/ // /■ ) fA 



o/i^{: r^ / ' 



rOw... 






Éift 



"^îV.- ^ '*''' '.^ 






'M^ \ 



■tlt; tî^ /mp. O'tff 



' /ff/'/^r'/^ f/r///.) /V/ 



/>.>/ 



TABLEAUX MODERNES 33 



DIAZ 

N° 39 

Clairière dans la forêt, ^\^(A^ 

Les grands arbres s'écartent et laissent le bon soleil dorer le 
sol tout vêtu d'herbes. Sur les écorces luisantes et rudes, des 
traînées de lumière blondissent. Entre les frondaisons balancées, 
on aperçoit de place en place l'azur du ciel radieux. Au premier 
plan, une petite mare offre son clair miroir aux reflets qui s'y 
veulent baigner. 

Signé à gauche, en bas : N . Dia^. 

Panneau. Haut., i5 cent.; larg., 22 cent. 



34 COLLECTION C. COQUELIN 



EDELFELT 

N° 40 

En barque, 'y <^^ 

Signé à droite, en bas : A. Edelfelt. 

Toile. Haut., 4? cent.; larg., 42 cent. 



FANTIN-LATOUR 

N° 41 

Pensées, 



^ir^ 



Sur une table, on a posé, près d'une branche de pommes 
d'api, une bourriche et deux petits pots de pensées. 

Signé à droite, en haut : Fantin, 7^. 

Toile. Haut., 47 cent.; larg., 55 cent. 



TABLEAUX MODERNES 35 



PRIANT 



Beaucoup se tiennent pour suffisamment renseignés quand 
ils entendent dire que M. Priant a suivi la voie inaugurée par 
Bastien-Lepage. Encore que cette proposition ne soit pas parfai- 
tement exacte, il y a dans Fart de M. Priant des qualités qui lui 
sont absolument personnelles, et dont il a donné, il y a longtemps, 
la mesure, en son célèbre tableau, la Toussaint, aujourd'hui 
au musée du Luxembourg. 

M. Priant est un peintre précis, dont le métier va jusqu'à 
Thabileté, sans cependant se priver du charme que donne à l'ex- 
pression une facture large. S'il place bien ses figures dans l'at- 
mosphère qui leur convient, et qui les peut mettre en relief, s'il 
leur donne l'accent qu'elles doivent avoir dans l'équilibre de la 
composition, il les établit, quant au dessin, avec une exactitude 
telle, qu'il épargne au spectateur le moindre effort d'imagination, 
pour en continuer l'expression et en dégager le sens. Et c'est là 
la caractéristique de la manière de M. Priant. Pour atteindre 
à cette écriture de sa pensée, déterminée sans sécheresse, il en a 
concentré la formule et il est arrivé à traduire sa vision incisive 
aussi complètement et aussi parfaitement qu'il est possible à de 
la couleur de le faire. C'est de la vérité spontanée, instantanée, 
qu'il nous montre : la vie ne se présente pas dans son œuvre 
comme un flottement : elle n'est pas une apparence: elle est un 
aspect réel. 

Les tableaux de lui, qui sont plus loin décrits, en témoignent 
amplement, et ils s'imposent à l'attention des amateurs par la 
vigueur de leur euchromatisme, et la haute probité d'art de celui 
qui les a signés. 



36 COLLECTION C. COQUELIN 



PRIANT 

N° 42 

Les Pommes de terre. Ç^cnJ 

Dans un intérieur ouvrier, la ménagère, vue de profil à 
droite, apporte sur la table un plat de pommes de terre. A 
droite, deux jeunes filles assises, en caraco rouge, et une gamine, 
également assise de l'autre côté de la table au fond, regardent les 
légumes avec un air de convoitise. Au premier plan, une fillette, 
appuyée contre sa grande sœur, espère sa part du régal. A gauche, 
un homme, une main sur la table, tourne la tête et repose le 
coquemart dans lequel les pommes de terre ont été cuites. Les 
figures se détachent sur le fond gris du mur, auquel on voit sus- 
pendus quelques oignons et une cage à oiseaux. 

Signé à gauche, en bas : E. Friant, §4. 

Panneau. Haut., 3o cent.; larg., 38 cent. 




X 



A^ 




iilï ï.:J , ';'<■*?■ 



TABLEAUX MODERNES 3; 



I 



PRIANT 

En barque. 

Au bord du lac, des roches se dressent majestueuses et sau- 
vages et voici que passe une barque à voile. Une jeune femme 
est assise à la barre. Elle est vêtue de blanc, élégante et fine; à 
ses pieds, un homme jeune est assis et rêve. 

Signé à droite, en bas : E . Friaiit, i8g5. 

Panneau. Haut., 5o cent.; larg., Gi cent. 



38 COLLECTION C. COQUELIN 



PRIANT 

N° 44 ^ C 

Le Dernier jour d'un condamné. 

Dans la cellule, Thomme qui va mourir est assis, la tête 
écroulée sur la poitrine; devant lui, un vieux prêtre, qui vient 
de dire la messe, dessine de sa main droite un geste d'absolution; 
près du prêtre, un enfant de chœur regarde, ému, cette scène 
tragique. Dans le fond, la foule des assistants. Au premier plan, 
à droite, les gardiens et les gens du greffe. 

Signé à droite, en bas : E. Friaut, i goo. 

Panneau. Haut., 40 cent.; larg., 61 cent. 



J 




V 



TABLEAUX MODERNES 



PRIANT 
Le Mendiant, 



jv^'-^ 



A l'entrée dune église, près d'un pilier dont la pierre est 
sculptée, un mendiant est assis. Il est vu de trois quarts à gauche 
et sommeille, la tête protégée par un vieux capuchon. Près de 
lui son chien est assis. A gauche, par le porche ouvert, on aper- 
çoit le sanctuaire dont les fenêtres en ogive sont garnies de 
vitraux, et, dans le sanctuaire, deux figures enveloppées d'ombre 
qui prient au pied de l'autel. 

Signé à droite, en haut : Friant, 8j. 

Toile. Haut., 65 cent.; larg., ^'/ cent. 1/2. 



FRIANT 

N° 46 ^ 

Dans la grotte. 



1^^ 



Au premier plan, le sol crayeux d'une ancienne carrière. Au 
fond, une muraille de roches où se creuse une grotte. A l'entrée 
de l'excavation, un pauvre homme s'est assis, la tête grave, les 
mains jointes. 

Signé à droite, en bas : E. Friant, go. 

Panneau. Haut., 29 cent.; larg., 35 cent. 



40 COLLECTION C. COQUELIN 



PRIANT 

Aux environs de Tunis. f^ 

A gauche, à Fombre, dans une chambre de verdure, deux 
jeunes enfants causent et rient. L'un est assis sur un banc de 
pierre, Tautre est debout; à droite, on aperçoit des champs 
cultivés, puis une montagne que dominent des constructions 
blanches, sous un ciel bleu tendre. 

Signé à gauche, en bas : E. Friant, Sj. 

Toile. Haut., 43 cent. ; larg., 52 cent. 



FRIANT 

^ I ^ 

N'' 48 <V/ 

Le Souck des tailleurs, à Tunis. 

Au premier plan, c'est la ruelle ; un homme y passe, con- 
duisant un chien blanc ; un autre vient d'arrêter son âne et 
remplit une corbeille d'oranges qu'il puise dans les sacs suspendus 
au bât. Dans le fond apparaissent en perspective les logettes où 
les tailleurs sont accroupis et travaillent. La note rouge des fez 
chante, assourdie, sur le plâtre des murs. 

Signé à gauche, en bas : E. Friant, Sj. 

Toile. Haut., 45 cent.; larg., 53 cent. 



TABLKAIIX MODERNES 41 



PRIANT 

N° 49 

Le Forum. 



J 



i/u- 



J 



Signé à gauche, en bas : E. Priant. 

Toile. Haut., 45 cent. 1/2 ; larg., 53 cent.. 

PRIANT 

N° 5o 

Tolède, / i/^^^J 

Signé à droite, en bas : E. Friant, gi . 

Toile. Haut., 3S cent. 1/2 ; larp., 5^ cent. 1/2. 



FRIANT 

N« 5i 

Sous le hangar. 






En passant devant le hangar, les deux fillettes se détournent 
et sourient au jeune homme qui est debout, en train de fumer sa 
cigarette, et qui se laisse regarder avec une fatuité non dissimulée. 
Au fond, de l'autre côté d'un fleuve au bord duquel sont amarrés 
des chalands, on aperçoit les constructions d'une petite ville. 

Signé à droite, en bas : E. Friant, 88. 

Panneau. Haut., 24 cent.; larg., 3i cent. 

6 



42 COLLECTION C. COQUELIN 

PRIANT 

n 



NO 52 _ ^ 



Le Déjeuner du matin. 



La fillette est assise à table, un grand bol devant elle, et, 
tandis qu'elle déjeune, maniant sa cuiller de la main droite, elle 
repasse sa leçon de géographie en suivant de la main gauche sur 
la carte étalée devant elle. 

Signé à gauche, en haut : E. Friant. 

Panneau. Haut., 24 cent. 1/2 ; larg., 17 cent. 1/2. 



FRIANT 

N° 53 ' ^ 

La Jeune Jîlle aux canards. 

Signé à droite, en bas : E. Friant, i8g5. 

Panneau. Haut., 25 cent. 1/2; larg., 17 cent. 1/2. 



GIRARDOT 

(L.-A.) ^ . ' 

N° 54 

Vieilles fortifications à Tanger. 

A gauche et au premier plan, les constructions avec leurs 
terrasses. A droite, au fond, la mer. Sur une terrasse, au premier 
plan, à droite, une jeune femme inclinée, regardant les embar- 
cations qui sont à sec sur la plage. 

Signé à droite, en bas : L.-A. Giravdot, Tanger, 1888. 

Toile. Haut., ?i cent.; larg., 8i cent. 

Salon de la Société nationale., 18 go. 



TABLEAUX MODERNES 43 

HELLEU 

N° 55 ^ , 

L'Etoile, 

Signé en bas, vers la droite : Helleit. 

Toile. Haut., 78 cent.; larg., 64 cent. 1/2. 

KÙHL 

Le Nettoyage des cuves. 

Toile. Haut., i m. '2 ; larg., 76 cent. 

LEBOURG 

N° 57 

La Rentrée au port. cr^V 

Signé à droite, en bas : Albert Lebourg. 

Toile. Haut., 40 cent.; larg., 65 cent. 

LEBOURG 



N° 68 X 

Bords de rivière. 



jo - 



Signé à droite, en bas : A. Lebourg. 

Toile. Haut., 5o cent.; larg., 74 cent. 



44 COLLECTION C. COQUELIN 



LE SIDANER 

Le Chien. ^ f 



W 



A la campagne : un coin d'ombre devant la maison aux 
fenêtres closes, les volets ouverts. A droite, un massif d'arbres 
aux frondaisons épaisses, qui laissent cependant filtrer le soleil, 
accroché en papillons d'or aux feuilles ou sur le sol. A l'ombre 
des massifs d'arbres, un banc de bois peint en gris. Au pied du 
banc, calme, l'œil ouvert cependant, un chien noir est couché, 
la tête allongée sur le sol ; il goûte un repos béat, la patte droite 
de devant légèrement allongée : il s'abandonne, il est heureux, 
mais le mouvement de ses oreilles relevées indique qu'il veille. 

Signé à droite, en bas : Le Sidaner. 

Toile. Haut., 65 cent.; larg., 81 cent. 



I 



c 




TABLEAUX MODERNES 4b 



LE SIDANER 

N° 60 

L'Ecluse. 



ê^^ 



Au premier plan, à gauche, le sol en pente, qui descend vers 
la berge. Du même côté, au fond, une maison un peu en retrait 
de la route. Au fond, dominant les travaux d'art et la passerelle 
de récluse, des arbres aux frondaisons blondes. Au premier 
plan, à droite, Tcau courante à la surface de laquelle frissonnent 
de clairs reflets. 

Signé à droite, en bas : Le Sidauer. 

Toile. Haut., 55 cent.; larg., 73 cent. 



LE SIDANER 

N" Ci 

Le Canal, 



/cTj-^ 



Le soir : les maisons qui longent le canal, éclairées à Texte- 
rieur par les derniers reflets du soleil et à lintérieur des bou- 
tiques par les becs de gaz qui rutilent derrière les vitres. 

Signé à gauche, en bas : Le Sidauer. 

Pastel. Haut., 72 cent.; larg., 59 cent. 



LUIGI-LOIR 

N° 62 

Les Boulevards, le soir. 



l^v 



V 



Signé à droite, en bas : Loir-Luigi, i883. 

Toile. Haut., 38 cent.; larg., 53 cent. 



46 



COLLECTION C. COQOiELIN 



MUENIER 



N" 63 



Villefranche, 



f) 



nJ 



Derrière le rideau des pins parasols, on aperçoit la haie aux 
eaux lumineuses et les maisons élevées sur le bord et abritées 
par des collines. Dans le ciel, de belles traînées chaudes. 

Signé à droite, en bas : J.-A. Muenier, i8q3. 

Toile. Haut., 63 cent. 1/2; larg., yS cent. 



MUENIER 



N° 64 



r^« 



Le Pont de Couvelon (Haute-Loire). 

A droite, le pont de pierres aux arches dorées par le soleil ; 
à gauche, le cours d'eau vers lequel se dirigent, en suivant une 
pente douce, quelques ruminants conduits par une paysanne. Au 
fond, les maisons d'un village, blotties parmi des massifs d'arbres. 

Signé à gauche, en bas : J.-A. Muenier, i8g3. 

Toile. Haut., 64 cent.; larg., 7G cent. 



TABLEAUX MODERNES 47 



MUENIER 



UEpervier. *^ ^ 

L'homme vient de tirer son épervier sur le gazon, au bord 
de la rivière : il se tient debout, tandis que deux gamins débar- 
rassent les mailles des poissons qui frétillent, mettant des reflets 
de nacre mouvants parmi les cordes humides. Sur la rive oppo- 
sée et plus loin qu'un champ, on aperçoit, derrière un rideau de 
branches, les maisons d'un hameau, coiffées de tuiles rouges. 

Signé à droite, en bas : J.-A. Muenier, iSg8. 

Toile. Haut., Sy cent.; larg., 45 cent. 



MUENIER j 

/il/ 

N» 66 

Le Petit pont. 

Au premier plan, à droite, la route qui traverse le petit pont 
de pierres. Sur la route s'avance un vieux colporteur. Sur la 
gauche de la route, le terrain herbeux descend en pente douce 
jusqu'à la rivière. 

De l'autre côté du pont, des coteaux dont le sol est marqué 
par la géométrie des cultures. Au sommet, des massifs d'arbres 
et, plus haut, le ciel tout illuminé du soir qui descend. 

Signé à gauche, en bas : Muenier^ mars i8gg. 

Toile. Haut., 65 cent.; larg., 81 cent. 



48 COLLECTION C. COQUELIN 

MUENIER 

NO 67 >^^ 

Petite fille assise au bord de Veau. 

Signé à gauche, en bas : J.-A. Miwfiier, g3. 

Toile. Haut, 12 cent. 1/2; larg., 18 cent. 

DE NITTIS 

N» 68 

Automne, 2^ c^ 

Signé à gauche, vers le bas : De Nittis. 

Toile. Haut., 63 cent.; larg., 41 cent. 

PICARD 

(LOUIS) ^ 

N° 69 

La Femme aux cheveux roux. 

Signé à droite, en haut : Louis Picard. 

Toile. Haut., 41 cent.; larg., 27 cent. 1/2. 



v/^ 



PICARD 

(LOUIS) 

N° 70 

Etude de femme debout. 

Signé à droite, en haut : Louis Picard. 

Panneau. Haut., 25 cent. 1/2; larg., 18 cent. 1/2. 



TABLEAUX MODERNES 49 

ROLL 

N° 71 

Coucher de soleil. q^^ j 

Signé à droite, en bas : Roll. 

Toile. Haut., 56 cent.; larg., 80 cent. 



ROUSSEAU 

(PHILIPPE) 

N° 72 

Après la chasse. 

Signé à gauche, en bas : Ph. Rousseau. 

Panneau. Haut., 16 cent. 1/2 ; larg., 'ii cent. 1/2. 



ROUSSEAU 

(PHILIPPE) 



N° 73 



La Cornemuse, 

Signé à gauche, en bas : Philippe Rousseau, 77. 



Toile. Haut., 55 cent.; larg., 80 cent. 

7 



30 



COLLECTION C. COQUELIN 



TADEMA 

( A L M A ) 




N° 74 

Le Poète Gallus, 



Il est debout sur une terrasse, appuyé le dos contre un 
balcon de marbre blanc ; ses pieds portent sur un sol dallé de 
marbre rouge. Il est vêtu d'une aube blanche, retenue à la cein- 
ture par une étoffe de soie verte à broderie blanche. Derrière lui, 
la mer s'étend bleue et profonde. Des fleurs violettes grimpent 
sur le balcon. Et, dans la clameur vague de l'infini, il rêve, il 
songe, ses cheveux noirs soulevés par le vent, et sa tête inclinée 
se pose sur la main gauche relevée. 

Signé à gauche, en bas : L. Aima Tadema, OP. CCCXIV. 

Panneau. Haut., 24 cent.; larg., 16 cent. 1/2. 



C C I 111 1 1 ('■' i\ 1^.' m >v 




Pror'J^dé tj/Jm/3 <5V-^yy/-.v /'eiif 






f 



C^l'.na (• 




J/'/ f<-// /. 



) / / /'r 



TABLEAUX MODERNES 5i 



TADEMA 

(ALMA) 



B a ce /lis rêve. 



Sur le banc de marbre blanc qui domine la mer, Bacchis 
s'est assise; ses bras sortent nus de son péplum sombre; sa main 
droite tient une fleur cueillie en passant; sa tête, grisée d'air, se 
renverse. Ses cheveux roux sont enserrés dans une coiffe violette. 
Elle écoute passer dans le vent qui souffle des paroles vagues 
qui la ravissent ; derrière elle, en haut de la falaise qui domine 
la mer, les temples des dieux dressent leur architecture savante. 
Mais qu'importe à Bacchis les mystères divins. Dans ce cadre de 
nature, elle ne songe qu'à des joies humaines, et son regard se 
mouille d'une émotion sensuelle. 

Signé en bas, au milieu : Aima Tadema, OP. CCXLIV. 

Panneau. Haut., 23 cent.; larg., lôcent. 1/2. 



52 COLLECTION C. COQUELIN 



THAULOW 



N» 76 ^1 

La Rivière. 



Entre les berges, où les saules ont reverdi, la rivière court 
capricieuse et gonflée par les dernières pluies. Dans Teau, où le 
barrage proche creuse des remous, le ciel, doré par les derniers 
rayons du soleil qui se couche, met des tons jaunes et roses. Au 
fond, on aperçoit une maisonnette à l'entrée de la forêt qui dresse 
la masse sombre de ses arbres. 

Signé à gauche, en bas : Frits Thaulojp. 

Toile. Haut., 60 cent.; larg., yS cent. 



i 




Pastels 

AQUARELLES — DESSINS 



ï 



BESNARD 

(ALBERT) 

N° 77 

La Femme à la colonne. 



^ 



nJ 



I 



Une jeune femme debout, vue de trois quarts à gauche, 
adossée à une colonne. Elle a les bras qui tombent naturel- 
lement, les mains jointes. Elle est vêtue d'une jupe brune et 
d'un corsage noir. Ses cheveux blonds sont séparés en bandeaux 
sur le milieu de la tête. Elle regarde avec une attention résignée. 

Aquarelle. 

Signé à droite, en bas : A. Besnard, i88j. 

Haut., 58 cent.; larg., 21 cent. 



54 COLLECTION C. COQUELIN 



BESNARD 

(ALBERT) 

NO 78 Vf "^ 

La Femme à la lampe. 

Accoudée sur une table éclairée par une lampe à colonne 
coiffée d'un large abat-jour vert, une jeune femme, en peignoir 
légèrement ouvert, tient de sa main droite un miroir et semble I 

prendre plaisir à voir Teffet que produit sur sa chair chaude un 
collier de pierres. Son visage reçoit la lumière sur le front, le 
nez, la bouche aux lèvres sensuelles, le menton fin et volontaire. 
Dans Tombre apparaît le casque des cheveux châtains haut 
relevés sur le sommet de la tête. Tout traduit dans la figure une 
jolie coquetterie bien féminine. 

Pastel. 

Signé à gauche, en haut : Besnard. 

Haut., 60 cent.; larg., 47 cent. 1/2. 



ii 



'l^-.s,U1-. .^ 




.^^y^cx /^//////^ f/ /r/ //'//////«' 



PASTELS, AQUARELLES, DESSINS 55 

CAZIN 

N" 79 

La Cabane du douanier sur la falaise, 

Sépia. 

Signé à droite, en bas : J.-C. Ca{in. 

Haut., 20 cent. ; laig., 24 cent. 



CAZIN 

N» 80 

/S y 



Château-Rouge. 



Dessin au crayon. 

Cette indication à gauche, en bas : Château-Rouge, 28 sept. 
1897. 

Haut., 2g cent.; larg., 38 cent. 



CAZIN 

N° 81 

Maisons au bord de la route. 

Dessin au crayon sur papier mastic. 

Haut., 20 cent.; larg., 3o cent. 



56 COLLECTION C. COQUELIN 



CAZIN 

N° 82 



L'Entrée du village. ^^ 



Dessin au crayon. 

Ce dessin porte une mise au carreau. 

Signé à droite, en bas : J.-C. Caiin. 

Haut., 29 cent. ; larg., 21 cent. 

CAZIN 

N° 83 /X ) 

Le Hameau sur la falaise. 

Dessin au crayon. 

Signé à droite, en bas : J.-C. C. 

Haut., 20 cent.; larg., 23 cent. 



BETHUNE 

(GASTON) ; )y^ 

N° 84 

Châteauroux. 

Aquarelle. 

Signé à droite, en bas : G. Béthune. Châteauroux, 88. 

Haut., 39 cent.; larg., 56 cent. 



PASTELS, AQUARELLES, DESSINS 5; 



DAGNAN-BOUVERET 

N" 83 

f 

Etude. 

Dessin à la sanguine. 

Signe à gauche, en bas ; P.-A.-J. Dagnan. 

Haut., 3i cent.; larg., -^4 cent. 1/2. 



DETAILLE 

(EDOUARD) 

N° 86 

Le Porte-étendard, 

Aquarelle. 

Signé à gauche, en bas : Edouard Détaille, 18S0. 

Haut., ?i cent.; larg., 22 cent. 



FORAIN 



X^'c 



N° 87 ^ — *-^ f (kJ 

Un dessin à la plume rehaussé de crayons de colileurs, avec 
cette légende : 

« Tu ne croirais pas ça : depuis- que je suis veuve^ j'ai été 

demandée 2 j fois en mariage et rien que par des hommes avec 

qui j'ai marché ! » 

Haut., 36 cent.; larg., 26 cent. 
8 



58 



COLLECTION C. COQUELIN 



FORAIN 



N° 88 



f) 



Un dessin à la plume rehaussé de crayon bleu pour la photo- 
gravure avec cette légende : 

Si je t'ai trojnpé?... Je t'écoute que j' t'ai trompé — et sans 
douleur. 



Signé à droite, en bas : J.-L. Forain. 



Haut., 3o cent.; larg., 24 cent. 



LA FARGE 

(JOHN) 

N" 89 

A Sufnoa. 



/0> 



n) 



Aquarelle. 

Signé à droite, en bas : La Farge, i8gi . 

Haut., 48 cent., larg., 39 cent. 1/2. 



LÉVY-DHURMER 



N° 90 



j 



n/> 



La Fabrication de Vhiiile aux environs 

de Tunis, 

Pastel. 

Signé à gauche, en bas : L. L.-Dhurmer, igo2. 

Haut., 48 cent.; larg., 58 cent. 



PASTELS, AQUARELLES, DESSINS 59 

LEMAIRE 

(MADELEINE) 

Pensées et giroflées. 

Aquarelle. 

Signé à droite, en bas : Madeleine Lemaire. 

Haut., 5o cent. ; larg., X5 cent. 



MORAND 

N° 92 

Fleurs dans des vases. 

Aquarelle. 

Signé à gauche, en bas : G. Morand, i8S3. 

Haut., 48 cent.; larg., 'i3 cent. 



RENOUARD /y^^ 

N° 93 

Un Marché aux bestiaux. 

Dessin au crayon. 

Signé à droite, en bas : P. R. 

Haut., 27 cent. ; larg., 40 cent. 



6o COLLECTION C. COQUELIN 

RENOUARD 

N° 94 

Jeux cT enfants, à Battersea Park. /q) 

Dessin au crayon. 

Signé à gauche, en bas : P. R^. 

Haut., 35 cent.; larg., 48 cent. 

RENOUARD 

N° 95 

An Musée. j p^ 

Dessin au crayon. 
Signé à droite : P. R. 

Haut., 52 cent.; larg., 36 cent. 

THAULOW 



N°96 ^^ 



Gros temps. 



1^' 



i 



1 



La plage est battue par la vague, qui monte, roule, se retire, 
se replie, éclate, déferle, mettant dans Tair des vapeurs qui ^ 

s'effacent comme des fumées de poudre. Au fond, la falaise sous 
un ciel orageux. 

Jamais le peintre n'a mieux fait sentir la souplesse de Teau, 
en même temps que le poids énorme de la masse soulevée. Nul 
mieux que lui n'a interprété cette splendeur incessamment 
variée : la mer. 

Pastel. 

Signé à droite, en bas : Frits Thaulojv. 

Haut., 63 ceni.; larg., 80 cent. 



I 



COLLECTION 



C. COQUELIN 



il 



I 





«;.Î5~ 



^\^ . 



^p> 



»•.»'• 



XM. 



■>^:^ 









:i?^^ 



^^/-^m^j